Les Histoires suspendues

Et si un accès qui n'est pas utilisé pouvait

simplement attendre quelqu'un qui en a besoin ?

Le principe est inspiré des cafés suspendus et des baguettes suspendues.

Une personne paie aujourd'hui quelque chose qui pourra ĂŞtre offert demain Ă  quelqu'un d'autre.

Avec Les Murmures, nous voulons appliquer cette idée aux accès à l'application.

Comment ça fonctionne ?

Lorsqu'une structure souscrit un abonnement, elle dispose d'une année pour activer ses accès.

À l'issue de cette première année, deux possibilités sont prévues.

1. Les accès restants sont renouvelés

La structure souhaite continuer Ă  proposer Les Murmures aux familles qu'elle accompagne.

Elle peut alors renouveler les accès encore disponibles et repartir pour une nouvelle année.

2. Les accès restants deviennent des Histoires Suspendues

La structure ne souhaite pas renouveler certains accès ?

Ils ne sont pas perdus.

Elle peut choisir de les transformer en Histoires Suspendues.

Ces accès sont alors mis de côté pour être offerts à une autre structure, afin que des familles puissent à leur tour découvrir Les Murmures.

On peut aussi suspendre des accès dès le départ

Il n'est pas nécessaire d'attendre la fin de l'abonnement.

Une structure peut décider dès sa souscription de consacrer une partie de ses accès à la solidarité.

Par exemple :

Une structure estime avoir besoin de 130 accès pour les familles qu'elle accompagne.

Elle choisit l'abonnement de 150 accès.

Les 20 accès supplémentaires peuvent immédiatement devenir 20 Histoires Suspendues.

La structure garde donc les 130 accès dont elle a besoin et offre les 20 autres à une autre structure.

Le système ne repose donc pas sur la surconsommation, mais sur le partage.

Et après ?

Lorsque 50 accès ont été mis en attente sous forme d'Histoires Suspendues, une nouvelle étape peut commencer.

Les entreprises et les structures qui ont contribué au dispositif sont invitées à choisir, parmi les associations et structures éligibles, celle à laquelle elles souhaitent offrir ces 50 accès.

Les structures non retenues ne disparaissent pas pour autant du dispositif.

Elles restent sur une liste d'attente pour une prochaine attribution.

Lorsque le nombre d'accès suspendus permettra de constituer un nouveau lot.

L'idée est ainsi de faire circuler les accès plutôt que de les laisser dormir ou de pousser à leur consommation.

Une solidarité qui ne pousse pas à consommer

Parce que nous ne voulions pas construire un système dans lequel il faudrait absolument utiliser tous les codes avant leur expiration.

Ce fonctionnement aurait quelque chose d'assez paradoxal.

D'un côté, nous cherchons à proposer un outil qui s'intègre librement dans les pratiques et les familles.

De l'autre, nous pourrions créer une pression implicite :

« Vous avez payé ces accès, il faut les utiliser. »

Les Histoires Suspendues ouvrent une autre possibilité.

Les Murmures sont pensés pour pouvoir être financés par les structures et proposés aux familles qu'elles accompagnent.

Cela permet de ne pas faire reposer systématiquement le coût de l'accès sur les familles elles-mêmes.

Les Histoires Suspendues prolongent cette logique.

Une structure qui le peut peut contribuer à financer l'accès d'une autre famille, ailleurs.

Une entreprise peut participer au financement d'un lot d'accès.

Une structure peut choisir de transformer une partie de ses propres accès en cadeau.

Chacun contribue à son niveau, et les accès circulent.

Un dispositif encore en construction

Les Histoires Suspendues ne sont pas encore ouvertes.

Nous souhaitons d'abord expérimenter le fonctionnement des abonnements et vérifier concrètement comment organiser les attributions, les structures bénéficiaires et le suivi des accès.

Le principe, lui, est déjà posé :

un accès peut être utilisé, renouvelé ou offert.

Et si le système fonctionne comme nous l'espérons, des histoires qui auront été suspendues quelque part pourront un jour trouver leur chemin jusqu'à une famille qui les attendait ailleurs.

Une histoire peut rester en attente.

Elle n'est pas perdue.